Voici une petite vidéo synthétique et néanmoins forte intéressante pour comprendre les mouvements mis en place lors de la respiration.
Cette vidéo a été réalisée par le service ICAP (Innovation, Conception, Accompagnement pour la pédagogie) de l’Université de Lyon 1 dans le cadre d’un projet pour les enseignants intitulé « La voix, mon instrument de travail ».
Cycles respiratoire
Le cycle respiratoire est composé de 2 phases :
- Inspiration
- Expiration
En Yoga, lors des pratiques des Asana et Pranayama, on va parler de 4 cycles car on considère également les 2 phases possibles de rétention que l’on nomme kumbhaka
- Rétention poumon plein – pûraka kumbhaka (AK)
- Rétention poumon vide – rechaka kumbhaka (BK)
Le diaphragme
Le diaphragme est le muscle inspirateur principal.
La contraction du diaphragme avec les intercostaux externes le fait s’abaisser et s’élargir.
Le point eupnéïque
Lors d’une respiration calme normale, non consciente donc non contrôlée, c’est l’inspire qui est active. L’expire s’effectue sans effort par relâchement musculaire. A la fin de cet expire on atteint le point eupnéïque : c’est le passage au point neutre où l’appareil respiration est momentanément en équilibre stage.
Phase d’inspiration
La phase d’inspiration consiste en…
- Contraction du diaphragme => abaissement de ce dernier
- Création d’une dépression dans les poumons entraînant une entrée d’air.
Lors de l’inspiration, les côtes s’écartent en abduction, le thorax « se soulève » dans un mouvement d’extension, et côtes effectuent un mouvement de rotation externe.
Ce mouvement tridimensionnel de la cage thoracique s’accompagne d’une légère extension de la colonne dorsale.
Phase d’expiration
- Relâchement du diaphragme qui remonte
- Rétrécissement du volume de la cage thoracique entraînant l’expulsion d’air des poumons.
source : [http://voix-corps-enseignement.univ-lyon1.fr]
Vous trouverez ci-dessous une seconde vidéo, moins synthétique, un peu plus réaliste…
Si vous avez d’autres informations et vidéos intéressantes à ce sujet, merci de ne pas hésiter à laisser un commentaire pour en faire profiter le plus grand nombre.
Dernière mise à jour 2 janvier 2019 – Mise en ligne : le 2 janvier 2019
Eric Savalli – Yoga Azur
Merci pour ta super documentation qui est toujours très utile à revoir
Nathalie B.
Merci beaucoup Nathalie ! J’espère que tu vas bien.
Bonjour Pardonnez moi de remettre en cause ces explications sur la respiration. Ils témoignent de la méconnaissance des occidentaux vis à vis de leur corps qui les rends si vulnérables. C’est faux. L’inspir n’est pas le moment actif pendant une respiration normale. Pas plus que l’expir. Les deux sont automatiques. j’inspire automatiquement et je reçois sans le demander l’oxygène et le prana. L’inspir est donc réceptif. Il reçoit. Et donc je dois travailler pour apprendre à recevoir.(different de prendre…). En revanche l’expir est mobilisé à chaque fois que je parle, chante, soupire. Il est donc le moment yang et créatif.
Bonjour Madame Domitille Debienassis
Merci pour votre commentaire. Je comprends l’idée que vous exprimez ici, mais il me semble qu’il y a un mélange entre plusieurs niveaux de description : physiologique, sensoriel et symbolique.
Du point de vue scientifique, le rôle du diaphragme dans l’inspiration est très bien établi. Le diaphragme est le principal muscle inspiratoire : lorsqu’il se contracte, il s’abaisse, le volume thoracique augmente, la pression dans les poumons diminue, et l’air entre. Ce mécanisme est observable et mesurable par imagerie, électromyographie, spirométrie, etc.
Cela ne veut pas dire que l’inspiration est « volontaire ». Une respiration « normale » est en effet essentiellement automatique, régulée par le système nerveux autonome. Mais « automatique » ne signifie pas « passive » au sens mécanique du terme. En physiologie, on dit que l’inspiration est active parce qu’elle nécessite une contraction musculaire.
L’expiration, elle, est généralement passive au repos : lorsque le diaphragme se relâche, l’élasticité naturelle des poumons et du thorax suffit à faire sortir l’air. En revanche, dès qu’on parle, chante, souffle, soupire ou pratique certaines techniques respiratoires (notamment avec Ujïa), l’expiration devient activement mobilisée grâce notamment aux muscles abdominaux et aux intercostaux.
Il y a donc deux plans qu’il est utile de distinguer :
* le plan mécanique : quels muscles travaillent réellement (envisagé dans cet article) ;
* le plan vécu ou symbolique : ressentir l’inspiration comme accueil, réception, ouverture, et l’expiration comme expression, émission, action.
Ces deux approches ne sont pas incompatibles. Elles parlent simplement de choses différentes.